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Musique classique et opéra par Classissima

Anna Netrebko

samedi 1 octobre 2016


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23 septembre

Cinéma : Sonya Yoncheva chante Norma

Classiquenews.com - ArticlesCINEMA. Sonya Yoncheva chante Norma, lundi 26 septembre 2016, 19h30. En direct du Royal Opera House de Covent Garden, les salles de cinéma diffusent la prise de rôle événement de cette rentrée lyrique européenne : Norma par la soprano vedette Sonya Yoncheva. A l’affiche du Royal Opera House de Covent Garden à Londres, le sommet belcantiste de Bellini, Norma de 1831, permet actuellement une prise de rôle proche du sublime par la soprano Sonya Yoncheva, – pour classiquenews, l’une des divas assolutas de l’heure, avec sa consoeur Anna Netrebko (dont le récent album discographique Verismo a obtenu le CLIC de CLASSIQUENEWS de septembre 2016) … Chanter Norma dans le sillon de la créatrice, Giuditta Pasta n’est pas chose aisée pour toutes les cantatrices lauréates à relever les défis de ce rôle de femme forte, tragique, toujours digne. Sa grandeur morale fait plier finalement tous ses ennemis, y compris l’indigne romain Pollione, qui l’a abandonnée pour une plus jeune (Adalgisa) et dont elle a eu deux enfants. Mère et femme trahie, Norma incarne un personnage mythique de l’opéra romantique italien auquel Sonya Yoncheva apporte sa couleur sensuelle et ses dons de tragédienne extatique, langoureuse, hallucinante (en particulier dans le fameux air à la lune, “Casta diva », air légendaire qui a fait le triomphe avant elle, de Maria Callas ou de Montserrat Caballe). Une prise de rôle événement qui explique pourquoi il ne faut manquer sous aucun prétexte cette production diffusée au cinéma, ce (lundi) 26 septembre 2016, à partir de 20h, dans les salles partenaires de l’événement. Autre argument de cette production londonienne de Norma… Dans la fosse l’excellent Antonio Pappano (directeur musical du Royal Opera House / ROH) qui sait ciseler la tenue de l’orchestre dans son rapport aux voix (c’est lui dirige Puccini et les véristes italiens choisis par Anna Netrebko dans son récent recueil « verismo » édité chez Deutsche Grammophon. La réalisation scénique et visuelle est signée du truculent et parfois confus Àlex Ollé, l’un des directeurs de la compagnie catalane La Fura dels Baus. Pour cette Norma, le metteur en scène inscrit l’action de la prêtresse gauloise dans un contexte de guerre menée par les extrêmes d’une société religieuse fanatique. Aux côtés de la soprano vedette, distinguons le ténor maltais riche en finesse et tension dramatique : Joseph Calleja (Pollione), mais aussi Sonia Ganassi (la jeune prêtresse Adalgisa) et Brindley Sherratt (Oroveso, le père de Norma). Durée indicative : 3h, comprenant 1 entracte, une présentation de 15 minutes. Norma diffusée ainsi depuis Londres ouvre la nouvelle saison du ROH Live Cinema, diffusion dans les salles de cinéma en France des spectacles opéras et ballets de ROH / Royal Opera House de Londres (12 soirées sont annoncées pour cette saison, 6 opéras et 6 ballets). Norma de Bellini, en direct du Royal Opera House de Covent Garden, Londres
Chanté en italien avec des sous-titres en anglais NORMA : SONYA YONCHEVA POLLIONE : JOSEPH CALLEJA ADALGISA : SONIA GANASSI MUSIQUE – VINCENZO BELLINI CHEF D’ORCHESTRE : ANTONIO PAPPANO METTEUR EN SCENE : ÀLEX OLLÉ + D’INFOS: sur le site du ROH Royal Opera House de Londres / Norma de Bellini avec Sonya Yoncheva , à l’affiche du Royal Opera House de Covnent Garden Londres, du 23 septembre au 8 octobre 2016 Norma de Bellini par Sonya Yoncheva à Londres est diffusé aussi sur la radio BBC 3, le 5 novembre 2016 18h30 Norma de Bellini avec Sonya Yoncheva, à l’affiche du Royal Opera House de Covnent Garden Londres, du 23 septembre au 8 octobre 2016 + D’INFOS sur le site du ROH Londres LES SALLES EN FRANCE partenaires du ROH, qui diffusent NORMA, le 26 septembre 2016, 19h30 : consulter le site du ROH Live cinema

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11 septembre

LONDRES, ROH : Sonya Yoncheva chante Norma (12-26 septembre 2016)

LONDRES, ROH. Norma de Bellini : 12-26 septembre 2016. Sonya Yoncheva chante Norma. Elle a triomphé dans La Traviata de Verdi à l’Opéra Bastille (applaudie vécue en juin dernier, affirmant par son onctueuse féminité, l’une des Violettas les plus raffinées et convaincantes qui soient, avec sa consœur albanaise Ermolena Jaho, grande victorieuse des Chorégies d’Orange 2016), Sonya Yoncheva poursuit sa carrière de haut vol : après plus récemment une Iris de Mascagni, toute autant voluptueusement aboutie à Montpellier, voici à Londres, sa Norma de Bellini (1831), un rôle qui en plus de la beauté de son timbre de miel, devrait aussi confirmer son belcanto, avec phrasés et vocalises à l’envi… Le Royal Opera House présente ainsi sa nouvelle production de Norma, prêtresse à la lune et fille du druide Oroveso, mariée secrètement au Consul romain Pollione mais honteusement trahie par lui, alors qu’elle a eu deux fils du romain. Mais l’homme est faible et lui préfère à présent une jeunette plus adorable (Adalgisa, elle aussi prêtresse gauloise). La tendresse du rôle, son caractère noble et énigmatique, sa moralité aussi font du personnage de Norma, sublime vertueuse, l’un des plus complexes et admirables du répertoire romantique italien. Bellini et son librettiste Romani excellent aussi à peindre l’amitié entre les deux femmes, toutes deux liées à Pollione, mais inspirées par un idéal de loyauté des plus respectables. Adalgisa jure d’infléchir le coeur de Pollione pour qu’il revienne auprès de Norma et ses deux garçons (duo magique Norma / Adalgisa : « Si, fino all’ore », acte II). Ainsi c’est dans la mort et les flammes, que Norma et Pollione se retrouvent unis pour l’éternité. Sur les traces de la créatrice de Norma, Giuditta Pasta, Sonya Yoncheva s’apprête à endosser l’un des rôles qui pourraient bien davantage affirmer sa grande suprématie vocale comme sa grâce dramatique. Avec Anna Netrebko son aînée, une diva d’une irrésistible vérité, doublée d’une hyperféminité particulièrement troublante. Aux côtés de Sonya Yoncheva, le ténor superstar maltais Joseph Calleja, au timbre délicat et au style raffiné, devrait lui aussi convaincre dans le rôle du romain d’abord traître honteux, puis touché par la noblesse de Norma, loyal à son premier amour et prêt à mourir avec elle… Nouvelle production londonienne incontournable. LIRE notre présentation de Norma par Sonya Yoncheva




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7 septembre

DVD, compte rendu critique. Verdi : Otello (Yoncheva, Lucic, Nézet-Séguin, 2015)

DVD, compte rendu critique. Verdi : Otello (Yoncheva, Lucic, Nézet-Séguin, 2015). Septembre 2015, la bulgare Sonya Yoncheva, voix carressante, timbre meliflu (bientôt sur les traces de la sublime et câline Fleming, qui chanta ici même avant Netrebko Desdemona?), d’une hyperféminité qu’elle partage avec Anna Netrebko justement, cumule depuis quelques mois, comme sa consœur, capable de surperbes défis vocaux (chez Verdi et Puccini), s’affirme peu à peu comme la voix internationale que le milieu lyrique attendait : sa Desdemona au Metropolitan Opera de New York, saisit, captive, s’impose par une musicalité juvénile, d’une richesse expressive et poétique admirable. Fragilité et finesse, rondeur et puissance du chant. Ces qualités ont fait depuis, la grâce hébétée de sa Traviata à l’Opéra Bastille, ou le cristal adolescent de sa comtesse des Noces de Figaro dans un récent enregistrement édité par Deutsche Grammophon, live de Baden Baden sous la direction du même chef, Nézet-Séguin. Sous le conduite du même chef, « La Yoncheva » affirme un tempérament souverain : et hors de la tradition de ses grandes aînées (Tebaldi, Freni, Te Kanawa…), cisèle une grâce féminine (sa signature désormais), qui aux côtés de la sensibilité sacrificielle finale, s’accompagne d’une assurance féline dans ses confrontations avec l’infâme Iago. Succédant à Fleming et Netrebko, Yoncheva, nouvelle reine du Met Mais le point fort de cette production revient aussi à celui justement qui tire les ficelles, le jaloux rongé par l’impuissance, ce Iago parfait démon cynique auquel le superbe Zeljko Lucic offre sa présence et une vérité prodigieuse. Seul il n’était rien. Manipulant un Otello trop carré, Iago triomphe indirectement. Car ici Otello, le maure complexé par sa couleur de peau (ici aspect écarté, à torts), est plus brute épaisse qu’amoureux en doute (le letton Aleksandrs Antonenko demeure bien instable, son personnage mal assumé, inabouti ou trop carré : un comble d’autant plus criant confronté aux deux portraits captivants de ses deux partenaires…), il conviendrait que le ténor qui ne manque pas de puissance, affine considérablement son approche pour éviter des attitudes ….souvent ridicules. Grâce à l’éclair expressif qu’apporte le baryton serbe en revanche, le couple Iago / Lucic forme un monstre à deux têtes qui dévore la finesse Yoncheva pourtant lionne autant que gazelle; sa prière en fin d’action est déchirante : sobre, ténue, murmurée, au legato quasi bellinien. Parmi les comprimari, -rôles « secondaires », saluons le très juste et séduisant Cassio du prometteur Dimitri Pittas. Futur directeur musical du Metropolitan, le maestro adulé actuellement Yannick Nézet-Séguin prête une attention continue pour les instruments, relief de chaque timbre dans une partition souvent cataclysmique, et aussi introspectives : contrastes et vertiges dignes de Shakespeare… on guettera son prochain Otello, avec un fini orchestral cette fois totalement maîtrisé. De toute évidence, pour les confrontations Yoncheva et Lucic, la direction efficace de Nézet-Séguin : un must contemporain made in New York. DVD, compte rendu critique. Verdi : Otello. Aleksandrs Antonenko (Otello), Sonya Yoncheva (Desdemona), Željko Lučić (Iago), Chad Shelton (Roderigo), Dimitri Pittas (Cassio), Jennifer Johnson Cano (Emilia), Tyler Duncan (A herald), Günther Groissböck (Lodovico), Jeff Mattsey (Montano)… Metropolitan Opera & Chorus. Yannick Nézet-Séguin, direction. 1 dvd Sony classical 889853089093, enregistré en septembre 2015.

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5 septembre

DVD, compte-rendu critique. Giordano : Andrea Chénier (Kaufmann, Zeljko, Pappano, janvier 2015)

DVD, compte-rendu critique. Giordano : Andrea Chénier (Kaufmann, Zeljko, Pappano, janvier 2015). Sur la scène du Royal Opera House de Londres, Jonas Kaufmann éblouit dans le rôle d’Andrea Chénier (1896) ; le ténor apporte au héros révolutionnaire conçu pour l’opéra par Giordano, une vérité irrésistible. L’acteur poète sur la scène londonienne frappe et saisit par sa finesse de style, son expressivité ardente et sensible… La clarté du chant impose une conception très dramatique et efficace du poète (victime de Robespierre en 1794) en lequel Madeleine de Coigny, jeune noble détruite par les révolutionnaires, voit son sauveur, le seul homme capable de la sauver. Kaufmann en poète libertaire et insoumis Sans posséder l’angélisme ardent et incandescent d’une Tebaldi, la soprano Eva-Maria Westbroek, même en possédant ce soprano spinto requis pour le personnage, peine sur toute la durée, usures et limites d’une voix hier encore préservée (aigus ici instables). Mais le jeu juste de l’actrice touche (sa « Mamma morta » surgit de l’ombre et s’embrase progressivement : belle intelligence de vue). Mais l’absence de moyens vocaux rend sa prestation déséquilibrée : c’est d’autant plus regrettable que les duos entre les deux amants perdent en acuité, en vérité émotionnelle. Si Kaufmann apporte une profondeur psychique à Chénier, le baryton serbe très doué et charismatique Zeljco Lucic « ose » et réussit un Gérard, tiraillé par ses propres démons intérieurs, entre désir et conscience politique ; le rôle est comme un double pour celui de Chénier : haine puis renoncement ; le chanteur réalise lui aussi une superbe incarnation. D’ailleurs les comprimari, ou « rôles secondaires » composent une galerie de tempéraments parfaitement défendus … ainsi se détachent la Bersi animée de Denyce Graves, la Comtesse de Coigny, fière et tendue de Rosalind Plowright, l’Incroyable intriguant serpentin de Carlo Bossi. Troublante et d’un impact inouï, l’alto profond guttural de la Madelon ancestrale d’Elena Zilio. Aucun doute, Giordano sait faire du théâtre. Antonio Pappano, d’un souci instrumental magistral, veillant aussi à l’équilibre plateau / fosse, dans une balance très équilibrée et limpide, montre à l’envi et déroutant tous ces détracteurs, quel chef lyrique il est devenu : – le récent récital VERISMO d’Anna Netrebko (2 septembre 2016 : CLIC de CLASSIQUENEWS) nous le prouve encore, comme son AIDA récente éditée par Warner également : baguette fine, élégante et expressive, d’une profondeur incarnée… Sur la scène, la mise en scène de David McVicar reste conforme au travail du Britannique : efficace, esthétique, surtout classique, ressuscitant la France Révolutionnaire avec vérité, capable de glisser avec horreur de l’insouciante monarchie à la terreur des révoltés. La tourmente collective impose un contraste d’autant plus mordant avec le profil des individualités aussi finement incarnées, habitées que celle de Chénier ou dans une moindre mesure de Madeleine, à cause des imperfections trop criardes de la soprano Eva-Maria Westbroek ; quel dommage pour elle, sa carrière n’aura pas briller par sa longévité. Au final une excellente performance globale dont le mérite tient à la subtilité des portraits des solistes et de la tenue d’un orchestre qui musicalement sait éviter tout pathos vériste surexpressifs. Le chant de Kaufmann est au diapason d’une élégance intérieure et d’une grande sobriété expressive. Gloire à l’intelligence et la finesse stylistique : l’opéra vériste en sort vainqueur. Et sur un sujet historique, la fessue historique y gagne un relief plein de rage, de fureur, d’exaltation mesurée, au service d’un idéal républicain en proie au chaos (la mise en scène de McVicar affiche clairement l’enjeu dramatique global : « la patrie en danger »). Réjouissant. DVD, compte-rendu critique. Giordano : Andrea Chénier (Kaufmann, Zeljko, Pappano, janvier 2015) 1 dvd Warner classics / enregistré en février 2015, édité en novembre 2015. Aprofondir LIRE aussi notre compte rendu complet du cd AIDA de Verdi par Antonio Pappano et Jonas Kaufmann (Warner classics)



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2 septembre

Actualités du ténor Jonas Kaufmann : nouveau cd, prochains rôles…

Actualités du ténor Jonas Kaufmann. Disques et rôles à venir pour le ténor le plus célèbre de la planète. Sony classical publie son nouvel album dédié aux chansons populaires italiennes : DOLCE VITA. Un programme qui emprunte des chemins hors des rôles lyriques… Pause discographique à partir le 7 octobre 2016, compte rendu complet à venir d’ici là sur classiquenews. Mais la vedette lyrique la plus adulée de l’heure (avec Anna Netrebko), est à l’affiche de plusieurs théâtres européens dont l’Opéra Bastille à Paris où il chantera coup sur coup : Les Contes d’Hoffmann en novembre 2016, puis Lohengrin en janvier 2017. CD événement: DOLCE VITA par Jonas Kaufmann, premières impressions (1 cd SONY classical). DOLCE VITA / PREMIERES IMPRESSIONS… Crooner à l’italienne : parmi les perles du nouveau programme discographique défendu par le ténor Jonas Kaufmann (intitulé « Dolce Vita »), saluons l’engagement fauve, rugueux, sombre mais toujours ardent du ténor qui laisse ici les rôles du répertoire classique pour défendre la romance à l’italienne. Parmi les airs de ce programme extra lyrique, distinguons entre autres la passion éperdue de « Caruso » (mélodie moderne écrite par son auteur et premier interprète Lucio Dalla en 1986, que chanta lui aussi en son temps l’inatteignabe Pavarotti et plus récemment Andrea Bocelli) ; Kaufmann en exprime l’ardeur ultime, celle d’un homme condamné, – peut-être Caruso lui-même auquel l’hymne rend un vibrant hommage… Ailleurs, c’est la vibration de la mandoline enivrée pour la suave et tendre chanson : “Parla più piano” (The Godfather theme de Nino Rota) ; sans omettre l’éblouissant et flamboyant “Core’ngrato” que Salvatore Cardillo met en musique en 1911 (connu aussi sous le titre “Catari” dont dénoncé revient régulièrement) pour… le même Caruso : là, Kaufmann s’inscrit dans la tradition des ténors chansonniers les plus célèbres tels Carreras, Domingo, Bergonzi, di Stefano, Corelli… c’est dire. Tous légendes à leur époque successeurs inspirés du premier entre tous, Caruso. Autant de tubes passionnément méditerranéens qui font briller l’intensité ardente du timbre furieusement amoureux… Grande critique du cd DOLCE VITA par Jonas Kaufmann à venir sur classiquenews.com, le jour de la parution de l’album soit le 7 octobre 2016. EN LIRE + Prochains engagements et prise de rôles pour Jonas Kaufmann La planète lyrique vibre à chaque nouvelle incarnation du ténor les plus sexy de l’heure. Jonas Kaufmann n’a pas qu’une voix irrésistible, il a aussi un physique de star du cinéma, qui d’ailleurs ne laisse pas indifférent ses fans les plus passionnées… En poussant la chansonnette, le ténor en latin lover emprunte la voie avant lui marquée par Caruso, Pavarotti, Domingo ou simultanément Alagna. Histoire de reposer un chant qui comptera dans les semaines et mois prochains de nombreux temps forts, essentiellement à Munich : Les Maîtres Chanteurs dès le 30 septembre, puis Andrea Chénier (l’un des rôles tragico dramatiques les plus convaincants de son répertoire, à l’affiche en mars 2017), mais c’est à Londres qu’il marquera les esprits par des nouveautés sur le papier passionnantes : Quatre derniers lieder de Strauss dans une version pour ténor donc (le 13 février 2017), et surtout Otello de Verdi, le rôle le plus important (l’équivalent des Leonor, Lady Macbeth et Manon pour Anna Netrebko aujourd’hui) : Jonas Kaufmann chante la passion jalouse et destructrice d’Otello au Royal Opera House à Londres, du 21 juin-10 juillet 2017 : un rôle qu’il prépare depuis des lustres, et ce fameux récital VERDI, cd superlatif enregistré chez Sony classical,, couronné par un CLIC de classiquenews en octobre 2013 . Voilà ce qu’écrivait notre rédacteur Carter Chris-Humphray, à la sortie du VERDI Album : « Le sommet attendu étant Otello (qu’il prépare pour une prochaine prise de rôle) : il connaît comme il le dit lui-même dans la notice et le livret de l’album, idéalement documentés, la partition ayant chanté depuis longtemps le rôle de Cassio ; pour le rôle-titre, la densité, l’épaisseur terrassée du personnage, entre folie et tendresse, sensualité impuissante et sauvagerie du sentiment de soupçon surgissent en un feu vocal digne d’un immense acteur. Voici “Le Kaufmann” qui mûrissait depuis quelques années : justesse de l’intonation, style impeccable, souffle et contrôle dynamique, surtout intensité et couleur font ce chant habité, désormais à nul autre comparable. Avec une telle présence, un tel naturel dramatique, cet Otello exceptionnel, bigarré, multiforme, d’une imagination et créativité de première classe, confirme à quel niveau d’intelligence artistique et vocale est parvenu le ténor munichois… » Autant dire que cette prise de rôles est déjà l’événement lyrique le plus couru de l’été 2017. Dépêchez vous d’organiser votre séjour dans la capitale britannique pour ne pas manquer la performance. Prochains engagements et rôles de JONAS KAUFMANN 2016 30 septembre – 8 octobre 2016 : Les Maîtres Chanteurs de Wagner MUNICH, Opéra de Bavière 3 au 18 novembre 2016 : Les Contes d’Hoffmann d’Offenbach PARIS, Opéra Bastille 2017 18 au 30 janvier 2017 : Lohengrin de Wagner PARIS, Opéra Bastille Résidence spéciale à LONDRES Les 4, 8, 10, 13 février 2017 Barbican Center de Londres Récital, Wagner, “In conversation” Strauss : les Quatre derniers lieder Nouvelle version pour ténor (!), le 13 février 2016 12-30 mars, 28 et 31 juillet 2017 : Andrea Chénier de Giordano MUNICH, Opéra de Bavière Repris Le 26 mars, à PARIS, TCE version de concert 5-11 mai 2017 : Tosca de Puccini (Mario) VIENNE, Staatsoper surtout 21 juin-10 juillet 2017 : Otello de Verdi LONDRES, Royal Opera Nouvelle prise de rôle, déjà abordé, préparé au disque

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31 août

CD, compte rendu critique. « VERISMO » : Boito, Ponchielli, Catalani, Cilea, Leoncavallo, Mascagni, Puccini, airs d’opéras par Anna Netrebko, soprano (1 cd Deutsche Grammophon)

CD, compte rendu critique. « VERISMO » : Boito, Ponchielli, Catalani, Cilea, Leoncavallo, Mascagni, Puccini, airs d’opéras par Anna Netrebko, soprano (1 cd Deutsche Grammophon). De La Wally à Gioconda, d’Adrienne Lecouvreur à Marguerite, sans omettre les pucciniennes Butterfly, Liù et Turandot, aux côtés de Manon Lescaut, Anna Netrebko confirme son immense talent d’actrice. En plus de l’intensité d’une voix de plus en plus large et charnelle (medium et graves sont faciles, amples et colorés), la soprano émerveille et enchante littéralement en alliant risque et subtilité. C’est à nouveau une réussite totale, et après son dernier album Iolanthe / Iolanta de Tchaikovsky et celui intitulé VERDI, la confirmation d’un tempérament irrésistible au service de l’élargissement de son répertoire… Au très large public, Anna Netrebko adresse son chant rayonnant et sûr ; aux connaisseurs qui la suivent depuis ses débuts, la Divina sait encore les surprendre, sans rien sacrifier à l’intelligence ni à la subtilité. Ses nouveaux moyens vocaux même la rendent davantage troublante. CLIC de CLASSIQUENEWS de septembre 2016. De Boito (né en 1842), le librettiste du dernier Verdi (Otello et Falstaff), Anna Netrebko chante Marguerite de Mefistofele (créé à La Scala en 1868), dont les éclats crépusculaires préfigurent les véristes près de 15 années avant l’essor de l’esthétique : au III, lugubre et tendre, elle reçoit la visite du diable et de Faust dans la prison où elle a été incarcérée après avoir assassiné son enfant. « L’altra notte in fondo al mare » exprime le désespoir d’une mère criminelle, amante maudite, âme déchue, espérant une hypothétique rémission. Même écriture visionnaire pour Ponchielli (né en 1834) qui compose La Gioconda / La Joyeuse sur un livret du même Boito : également créé à La Scala mais 8 ans plus tard, en 1876, l’ouvrage affirme une puissance dramatique première en particulier dans l’air de Gioconda au début du IV : embrasée et subtile, Netrebko revêt l’âme désespérée (encore) de l’héroïne qui dans sa grande scène tragique (« Suicidio ! ») se voue à la mort non sans avoir sauvé celui qu’elle aime, Enzo Grimaldi… l’espion de l’Inquisition Barnaba aura les faveurs de Gioconda s’il aide Enzo à s’enfuir de prison. En se donnant, Gioconda se voue au suicide. JUSTESSE STYLISTIQUE. Une telle démesure émotionnelle, d’essence sacrificielle, se retrouve aussi chez Flora dans La Tosca de Puccini (né en 1858), quand la cantatrice échange la vie de son aimée Mario contre sa pudeur : elle va se donner à l’infâme préfet Scarpia. Anna Netrebko éblouit par sa couleur doloriste et digne, dans sa prière à la Vierge qu’elle implore en fervente et fidèle adoratrice… (« Vissi d’arte » au II). Mais Puccini semble susciter toutes les faveurs d’une Netrebko, inspirée et maîtresse de ses moyens. Sa Manon Lescaut, défendu aux côtés de son époux à la ville, – le ténor azerbaïdjanais Yusif Eyvazov-, se révèle évidente, naturelle, ardente, incandescente, … d’une candeur bouleversante au moment de mourir. Le velours de la voix fait merveille. Le chant séduit et bouleverse. Même finesse d’intonation pour sa Butterfly : « Un bel dì vedremo », autre expression d’une candeur intacte celle de la jeune geisha qui demeure inflexible, plus amoureuse que jamais du lieutenant américain Pinkerton, affirmant au II à sa servante Suzuki, que son « époux » reviendra bientôt… TURANDOT IRRADIANTE… Plus attendus car autrement périlleux, les deux rôles de Turandot (l’ouvrage laissé inachevé de Puccini) : deux risques pourtant pleinement assumés là encore qui révèlent (et confirment) l’intensité dramatique et la justesse expressive dont est capable la diva austro-russe. Pourtant rien de plus distincts que les deux profils féminins : d’un côté, la pure, angélique et bientôt suicidaire Liù ; de l’autre, l’impériale et arrogante princesse chinoise (elle paraît ainsi en tiare d’or en couverture du cd) : Turandot dont la diva, forte de ses nouveaux graves, d’un médium large et tendu à la fois, sait dévoiler sous l’écrasante pompe liée à sa naissance, le secret intime qui fonde sa fragilité… (premier air de Turandot: « In questa reggia »). Le souci du verbe, la tension de la ligne vocale, l’éclat du timbre, la couleur, surtout la finesse de l’implication imposent ce choix comme l’un des plus bouleversants, alors qu’il était d’autant plus risqué. « La Netrebko » sait ciseler l’hypersensibilité de la princesse, sa pudeur de vierge autoritaire sous le décorum (qu’elle sait plus à déployer dans le choix du visuel de couverture du programme ainsi que nous l’avons souligné précédemment). Est-ce à dire que demain, Anna Netrebko chantera le rôle dans son entier sur les planches ? La question reste posée : rares les cantatrices capables de porter un rôle aussi écrasant pendant tout l’opéra. SOIE CRISTALLINE POUR PURS VÉRISTES. Aux côtés des précurseurs visionnaires, – ici Boito et Ponchielli, place aux véristes purs et durs, créateurs renommés, parfois hautains et exclusifs, au sein de la Jeune Ecole (la Giovane Scuola), ainsi qu’en avant-gardistes déclarés, il se nommaient ; paraissent ici Giordano (1867-1948), Leoncavallo (1857-1919), Cilea (1866-1950). Soit une décennie miraculeuse au carrefour des deux siècles (1892-1902) qui enchaîne les chefs d’oeuvres lyriques, vrais défis pour les divas prêtes à relever les obstacles imposés par des personnages tragiques (souvent sacrificiels), « impossibles ». Pour chacun d’eux, Anna Netrebko offre la soie ardente de son timbre hyperféminin, sachant sculpter la matière vocale sur l’écrin orchestral que canalise idéalement Antonio Pappano. L’accord prévaut ici entre chant et instruments : tout concourt à cette « ivresse » (souvent extatique) des sentiments qui très contrastés, exige une tenue réfléchie de l’interprète : économie, intelligibilité, intelligence de la gestion dramatique autant qu’émotionnelle. La finesse de l’interprète éblouit pour chacune des séquences où perce l’enivrement radical de l’héroïne. Sa Nedda (Pagliacci de Leoncavallo, créé en 1892), exprime en une sorte de berceuse nocturne, toute l’ardente espérance pourtant si fébrile de la jeune femme malheureuse avec son époux Canio, mais démunie, passionnée face à l’amour de son amant le beau Silvio. Plus mûre et marquée voire dépassée par les événements révolutionnaires, Madeleine de Coigny (André Chénier de Giordano, créé en 1896) impose l’autorité d’une âme amoureuse qui tout en dénonçant la barbarie environnante (incendie du château familial où meurt sa mère, fuite, errance, déchéance, misère…), s’ouvre à l’amour du poète Chénier, son unique salut. Mais en plus de l’intensité dramatique – fureur et dépassement, Anna Netrebko sait aussi filer des sons intérieurs qui ciselés – c’est à dire d’une finesse bellinienne, donc très soucieux de l’articulation du texte, illuminent tout autant le relief des autres figures de la passion : La Wally (de Catalani, 1854-1893) et sa cantilène éthérée, comme l’admirable scène quasi théâtrale d’Adrienne Lecouvreur (de Cilea,), regardent plutôt du côté d’une candeur sentimentale, grâce et tendresse où là encore l’instinct, le style, l’intonation confirment l’immense actrice, l’interprète douée pour la sensibilité économe, l’intensité faite mesure et nuances, soit la résurgence d’un certain bel canto qui par sons sens des phrasés et d’une incarnation essentiellement subtile approche l’idéal bellinien. La diversité des portraits féminins ici abordés, incarnés, ciselés s’offre à la maîtrise d’une immense interprète. Chapeau bas. « La Netrebko » n’a jamais été aussi sûre, fine, rayonnante. Divina. CD, compte rendu critique. « VERISMO » : Boito, Ponchielli, Catalani, Cilea, Leoncavallo, Mascagni, Puccini, airs d’opéras par Anna Netrebko, soprano. Orchestre de l’Accademia Santa Cecilia. Antonio Pappano, direction. Enregistrement réalisé à Rome, Auditorium Parco della Musica, Santa Cecilia Hall, 7 & 10/2015; 6/2016 — 1 cd Deutsche Grammophon 00289 479 5015. CLIC de CLASSIQUENEWS de septembre 2016. Parution annoncée : le 2 septembre 2016.

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